Enfermés dehors ( Oli )

Voilà un bon petit moment de solitude depuis longtemps déjà sorti de la mémoire collective mais qui vient de ressurgir comme par magie dans la mienne et qui en fera sûrement sourire certains…

Alors voilà, cela a dû se passer à la fin de l’été 1999, juste avant mon exil forcé d’un an à Thionville. Comme je n’avais plus d’appart’ sur Tours, Fab m’a gracieusement accueilli quelques jours dans son studio de l’époque, à Chambray, pour ceux qui se souviennent.

Le matin, vers 8h30 passées, et après avoir absorbé son Guronsan quotidien, Fab part au boulot ( normalement il embauchait à 8h00, c’était juste pour la petite histoire ! ), me laissant seul dans son studio faire ma grasse mat’. Quelques instants auparavant on s’était mis d’accord pour se retrouver à midi à l’appart’ pour bouffer ensemble, sachant que je devais sortir le matin faire quelques courses.

Bref, la matinée passe, et me revoilà juste avant midi dans l’ascenseur qui me mène au 7ème étage vers le studio de Fab, en pronostiquant qui de lui ou de moi arriverait le premier. Et là, deux pensées contradictoires surgirent brutalement dans ma petite cervelle: la première était en train de me dire que si c’était moi qui arriverait le premier, je ne pourrais pas rentrer dans l’appart’. Et la seconde se demandait qui avait la clé du studio. Car il fallait que je me rende à l’évidence : sur mon trousseau de clés, il n’y avait que celle de ma R 19 rouge et celle de la maison de mes parents à Thionville ! Point de clé de l’appart’ de Fab, même si c’est bien moi qui ai quitté le studio en dernier dans  la matinée…

Et là le doute m’envahit. P….., pourvu que Fab ait sa clé, me dis-je. Car ce qu’il faut savoir, c’est que la porte d’entrée de ce studio avait un de ces espèces de putain de verrous qu’on ne peut pas ouvrir de l’extérieur, même si ce n’est pas fermé à clé ! Une fois la porte claquée, si on n’a pas la clé, c’est mort !

Quelques longues minutes d’incertitude et de doute après, Fab débarque enfin de l’ascenseur. Alors qu’il est à peine surpris de me trouver là, je lui lance:

- Fab, t’as la clé de ton appart’ j’espère……?!?

- Ben non, je te l’ai laissée ce matin en partant.

Et là, grand silence, et grand moment de solitude pour moi, en face d’un Fab qui commençait à comprendre….

Oli: ben ouais mais ce matin je suis sorti sans clé, j’étais persuadé que t’étais parti avec, comme d’hab’, et j’ai juste fermé la porte. 

Fab ( qui ne rigolait pas vraiment encore ): p….. Oli, t’es con, je l’ai laissé sur la porte, comment on va faire, là, comme deux couillons ? Et en plus je n’ai qu’une seul clé de cet appart’ !

Oli ( d’un air sincère ): je te promet, y avait pas la clé sur la porte, sinon je l’aurais prise, je suis pas débile non plus… Va falloir que t’appelles ton proprio pour qu’il ramène le double pour nous ouvrir….

Fab ( vraiment énervé ): la honte ! et qui c’est qui va passer pour un con ? Va falloir que je lui explique que j’ai un ami boulet qui a enfermé la clé à l’intérieur ?

Et il s’exécute. Quelques secondes après le verdict tombe: propriétaire injoignable ! Deuxième moment de solitude. On ne va tout de même pas appeler STP Dépannage ? ( ça s’appelait comme ça à l’époque )

Mais à partir de là j’ai un gros vide dans ma mémoire, car je ne sais plus par quel miracle on a enfin pu rentrer dans l’appart’ beaucoup de longues minutes après ( Fab, je compte sur toi et ta mémoire pour nous donner cette précision )

Toujours est-il qu’une fois rentrés, on a constaté qu’il n’y avait pas de clé sur la porte ! Et là j’ai dû lancer un truc à Fab, du genre: Tu te fous de moi, Fab ? C’est qui le boulet ? Tu vois, je savais que t’avais emmené la clé. Qu’est-ce que t’en a fais ?

Et là Fab ouvre le placard de l’entrée, et la clé était sagement accrochée au porte-clés: Oli, c’est toi le boulet !

P…. de verrou !

 

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Publié dans : - Oli, Lieu Privé, Tous |le 4 janvier, 2007 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 5 janvier, 2007 à 1:01 Fab écrit:

    Je suis content de faire le 1er commentaire sur cette magnifique boulette d’Oli, je ne m’en souvenais effectivement plu ! Sa description est très bien faite, je complèterai juste en précisant que nous avons réussi à avoir le proprio après plusieurs tentatives, il a débarqué une petite heure après… je ne sais pas s’il avait le sourire ou s’il grinçait des dents, mais j’imagine bien ma tête à ce moment là ! Quand je relis les derniers mots de la description d’Oli : « tu te fous de moi, Fab ? C’est qui le boulet ? » … Je me souviens très bien de sa tête par contre, s’apercevant que ce n’est peut être pas de sa faute… avant que je ne lui montre où se trouve la clé… et ce doux et court silence qui a suivi…

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